Il ya... Longtemps, que je n'avais pas écris ici...
Peut-être trop longtemps...
Mais il y a certaines choses que j'ai besoin d'exprimer ce soir...
Des choses... Importantes à mes yeux.
Aussi j'aimerais préciser que ce qui va être écrit ici n'est pas (vraiment) le reflet de ce que je ressens en ce moment...
Enfin... En faite, si, mais ce que je veux dire c'est que je vais bien. =]
C'est d'ailleurs justement parce que je vais bien que je n'ai rien écris ici depuis longtemps.
Bref...
N'avez vous jamais eu des journées, comme ça, ou vous avez toutes les raisons du monde d'aller bien, mais y'a rien à faire, ça va pas. Vous avez décidé de vous pourrir la journée. Vous avez décidez de vous poser un tas de questions fondamentalement douloureuses. J'sais pas... Pas envie, pas l'moral...
Mais c'est dingue les proportions que ça peut prendre.
On a beau combattre ses pensées de toute ses forces...
Il arrive un moment ou le c½ur se fait plus voyant que le masque qu'on porte pour le dissimuler.
On a beau se faire le plus optimiste possible...
Se dire que la vie est pas si mal, qu'on a toujours au moins une bonne raison d'aller bien, de sourire, de rire, de s'épanouir (et au fond c'est vrai ! On devrait tous se dire ça)...
Des qu'on regarde droit dans les yeux ce qu'on appelle "notre réalité"...
On ne peut s'empêcher de souffrir pour tel ou tel raison...
C'est un combat perpétuel contre nous même.
La ou je veux en venir, c'est que, depuis samedi, depuis mon "accident" sur la rocade...
Enfin, le mot accident est un peu fort... Je m'en suis plutôt vachement bien tiré.
Pas de casse, pas de blessure... On me dit que j'ai bien réagi, que j'ai gardé mon sang froid, bla, bla, bla...
J'ai surtout eu la peur de ma vie et je pense plutôt que j'ai eu énormément de chance.
En vérité j'ai juste vue ma vie défiler en un instant (et c'est pas des conneries ! On voit vraiment sa vie défiler !).
Avec le recul, on prend conscience que la vie ne tient qu'à un file...
Qu'il suffit vraiment de pas grand chose pour "basculer de l'autre côté".
Bien sur on se dit qu'on devrait être plus cool, prendre plus de temps pour en profiter, etc, ce genre de "conneries" quoi...
Moi j'me suis surtout rendu compte qu'on est vraiment fragile et surtout totalement hors de contrôle...
Vous pensez être aux commandes de votre vie ?! Non mais sans blague, vous y croyez encore ?
N'empêche, revoir toute sa vie d'un coup ça fait drôle...
Des joies, des peines, Des regrets, des fiertés, etc, etc... Tousa quoi.
Mais merde, qu'est-ce qu'on peut perdre comme temps à passer à cotés des choses qui compte le plus à nos yeux...
Sois des choses qu'on remet à plus tard... Ou d'autre qu'on osera jamais affronter.
Des choses qu'on ne veut pas admettre, et même certaines qu'on ne réalisera jamais...
Si je repense à ce "flash sur ma vie", je me rend compte que je suis loin, très loin d'être le mec sur Terre qui est le plus à plaindre. J'ai traversé certaines choses, oui, bon... Enfin voila, ya pire ailleurs.
Non, ce qui m'a le plus marqué, c'est le nombre incalculable de regrets que j'ai.
C'est tellement con, au fond, ça ne tient à rien !
Des mauvais choix, des fatalités, des choses jamais réalisées...
J'me suis toujours dis que les regrets sont un mal pour un bien, dans le sens ou on tire des enseignements de ces regrets, qu'on en ressort "grandi", comme on dit...
Mais on dit aussi que la mort est sans bagage... Ça compte aussi pour la mémoire ? Si oui, c'est dommage...
Car en fin de compte ça ne servirai à rien.
Toujours est-il que, depuis cet accident... J'ai l'impression de me combattre moi-même tous les jours.
Car je sais qu'il y a, au fond de moi, des espoirs qui, je le sais, ne (re)verrons jamais le jour.
Alors, je vous retient, n'allez pas me dire que tous mes rêves, même s'ils paraissent hors d'atteinte, peuvent un jour se réaliser.
Certes, on a tous des rêves un peu fou qui sont potentiellement réalisable.
Mais quand est-il des rêve surréalistes ? Ceux qui sont raisonnablement irréalisable ?
Bien qu'ayant conscience de ça, l'esprit lutte de toute ses force contre la réalité.
Il ne veut pas s'y résoudre. Il continue d'y croire quoi qu'il arrive.
Je sais pas si vous voyez un peu près le sentiment que j'essaye d'exprimer...
Mais soyez sûr que ça déchire le c½ur, le brule à petit feu. C'est insupportable.
Je vais bien. Je me suis rarement sentie aussi bien qu'en ce moment.
Je souris, je vais vers les gens, j'aime passer du temps avec mes amis, je profite du soleil.
Et j'ai pas eu besoin de cet accident pour me sentir plutôt bien. C'était déjà le cas avant.
Mais y'a cette chose effrayante au fond de moi... qui, ce soir, parviens à faire surface...
Merde, fait chier, retourne d'où tu viens, même si je sais que ça ne suffira pas, que ça ne résoudra pas le problème, ça sera toujours ça de pris...
J'aimerais... Je voudrais, tellement...
Si seulement vous saviez... Si seulement tu savais...
Mais j'ai moi-même du mal à savoir...
Mais qu'est-ce qu'il se passe ?
Pfff...